Lever l’hypothèque à la bonne compréhension du Colloque de RESIRG,  tenu en date du 27 novembre 2021  Press Club Brussels, Rue Froissart 95 à 1000 Bruxelles

Lever l’hypothèque à la bonne compréhension du Colloque de RESIRG, tenu en date du 27 novembre 2021 Press Club Brussels, Rue Froissart 95 à 1000 Bruxelles

Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG asbl)
Avenue Jules BORDET 160 / 16
1140 EVERE
Tél : +32 497 02 03 23
E-mail: info@resirg.org ou resirgbe@yahoo.com
Website: http://www.resirg.org/

Amie lectrice, ami lecteur, bonjour.
Je viens vers vous pour lever l’hypothèque à la bonne compréhension du Colloque
de RESIRG, colloque qui a été tenu en date du 27 novembre 2021, dans les locaux
de Press Club Brussels, Rue Froissart 95 à 1000 Bruxelles, en Belgique.
A priori, l’Asbl RESIRG reçoit toujours positivement toute question soulevée à son
sujet, à moins que la question n’émane de négationnistes.
Dans cet esprit d’ouverture et de dialogue, levons l’hypothèque à la bonne
compréhension d’un des propos contenus dans notre dépliant, en référence au
Colloque du 27 novembre 2021.
Disons, dès l’abord, qu’il y a eu dé-contextualisation, voire dénaturation du propos en
cause. Il y a eu une grave erreur d’interprétation dans le chef de l’une ou l’autre
lectrice, et de l’un ou l’autre lecteur.
PRÉCISONS, DANS UN PREMIER GRAND MOMENT, que, dès le tout premier
paragraphe, le dépliant qui a été distribué évoque un et un seul génocide, à savoir le
génocide qui a été perpétré contre les Tutsis du Rwanda. Sur le plan
paradigmatique, il n’y est absolument fait état d’aucune autre situation de génocide
survenu au Rwanda.
Mais sur le plan syntagmatique, évocation est, d’abord, faite, des Hutus qui ont été
massacrés, juste pour avoir voulu, – citons – : « s’opposer à cette entreprise
destructrice », c’est-à-dire, en clair, qui ont voulu « s’opposer au génocide », le
génocide ayant été une « entreprise destructrice » qui ne concernait pas ces Hutus,
mais qui cernait les seuls « Tutsis. »
Toujours sur le plan syntagmatique, évocation est, ensuite, faite, des Hutus qui ont
été massacrés, juste parce qu’ils, – citons – : « ressemblaient » aux Tutsis. Ces
Hutus n’ont donc pas été tués parce que Hutus, mais ils l’ont été pour des raisons de
faciès.
Toujours sur le plan syntagmatique, évocation est, en outre, faite, des Hutus qui ont
été mis à mort, non pas parce qu’ils étaient Hutus, mais parce qu’ils, – citons ici
aussi – , « ont tenté de cacher des Tutsis. »
Enfin, le même plan syntagmatique évoque les Casques Bleus Belges tués dans le
cadre d’une mission de « paix », sur mandat de l’ONU.
DANS UN DEUXIÈME GRAND MOMENT, l’unique plan paradigmatique retenu, à
savoir celui du génocide des Tutsis, réapparaît, dans l’éventail thématique du
dépliant, à travers ce libellé : « Quel lien existe-t-il réellement entre le racisme,
l’idéologie du génocide et le négationnisme ambiant du génocide des Tutsis ? »
DANS UN TROISIÈME TEMPS, toujours dans le dépliant à l’étude, l’idée de la
singularité, ou de l’unicité du génocide en cause, celui qui a été perpétré contre les
seuls Tutsis du Rwanda, est mise en exergue dans la formulation ci-après : « Le
génocide des Tutsis est-il, de sa genèse à son paroxysme, le résultat d’un
processus raciste de déshumanisation ?
DANS UN QUATRIÈME ET DERNIER TEMPS, le texte, in extenso, qui a été
développé, démontre, de la façon la plus nette, qu’il y a eu un seul et unique
génocide au Rwanda, génocide qui n’a été arrêté que par le Front Patriotique
Rwandais.
Sur le plan paradigmatique, tous les textes de RESIRG témoignent, sans
exception, d’un fait historique de notoriété publique, ce fait étant le génocide antitutsi.
Sur le plan syntagmatique, RESIRG n’a pas été insensible au cas de ces Hutus qui
ont, pour certains, payé de leur vie, pour sauver des Tutsis, ou qui, par ironie du sort,
ont été massacrés dans le cadre d’un crime de faciès.
Sur le même plan syntagmatique, RESIRG n’a pas non plus été insensible au cas
des Casques Bleus Belges qui, pour peu qu’on y pense, ont été massacrés en
tentant de prévenir le pire des pires ici, à savoir le génocide qui a été perpétré contre
les Tutsis du Rwanda.
EN CONCLUSION, il n’y a pas de commutation possible, entre le plan
paradigmatique et le plan syntagmatique, en référence stricte aux crimes
susmentionnés.
Merci, infiniment, à toutes celles et à tous ceux qui nous ont permis d’apporter ces
précisions, qui étaient nécessaires, pour ramener les regards sur le texte et sur le
contexte, sur fond de la lettre et de l’esprit des Statuts de RESIRG : Réseau
International Recherche et Génocide.

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