Communiqué de solidarité et de soutien                                                                      du RESIRG (Réseau International Recherche et Génocide)                                                                   À LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE BELGIQUE

Communiqué de solidarité et de soutien du RESIRG (Réseau International Recherche et Génocide) À LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE BELGIQUE

Il y a 77 ans, sonnaient, à Auschwitz, la fin de la Shoah, et le tout début de sa mémoire contre l’amnésie, contre la révision et autres négations.

37 ans après la Shoah, Alain FINKIELKRAUT avertissait, déjà : « (…) il y a », entre projet d’extermination et projet de négation, « une telle continuité (…) qu’il est à la fois légitime et inévitable d’en inférer la complicité. »

Le message de solidarité du Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG) à l’adresse de la communauté juive de Belgique est donc appelé à s’inscrire dans la durée.

C’est dans ce cadre et dans ce sens que, le 27 novembre 2021, RESIRG a organisé un colloque qui, entre plusieurs autres horizons de sens, était axé sur la lutte contre toutes formes d’extrémismes et de racismes inducteurs et générateurs du génocide et de sa négation.

De quoi faut-il s’étonner ? La mémoire est encore vive du génocide perpétré à l’encontre des Juifs, mais aussi d’autres génocides. Avant même le génocide qui a été commis contre les Juifs, était accompli celui contre les Arméniens, et l’histoire nous montre que l’humanité n’a pas appris du « crimes des crimes. »

Il y a eu, en effet, le génocide à l’encontre des Tutsi, le génocide exécuté à Srebrenica et, de nos jours encore, le génocide dont ont été victimes les Yézidis en Irak, bref, « le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde », selon le mot de Bertolt BRECHT en 1941.

RESIRG souhaite poursuivre un travail fondé sur une approche qui développe une vue d’ensemble de la question des génocides. RESIRG entend, aussi, y associer des représentants de la communauté juive, ainsi que ceux de la communauté arménienne, aux fins de la mise en œuvre, pour cette année 2022, d’un projet sur le lien entre racisme et génocide. Le projet est financé par Bruxelles-Capitale.

Aux yeux de notre Réseau International Recherche et Génocide, c’est de la solidarité et du soutien de tous et de la mémoire du destin des rescapés et de leurs descendants que dépend la survie de notre humanité à tous. ………………………………………………………………………………………………

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