Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG asbl)
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Communiqué du RESIRG à l’occasion de la 32ème Commémoration des victimes du Génocide perpétré contre les Tutsis du Rwanda en 1994
Du 7 avril au 4 juillet 1994, jour pour jour, sur les collines du Rwanda, il y eu un évènement abominable, le génocide des Tutsis. Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants Tutsis périrent au nom d’une politique ségrégationniste, sous le regard des Nations Unies et de la Communauté Internationale.
Il a fallu le courage et la détermination du Front Patriotique Rwandais (FPR) pour arrêter ces massacres, sauver ceux qui pouvaient encore l’être, rétablir la paix, reconstruire le pays et conduire au développement, tel que nous le voyons actuellement.
Trente-deux ans après, force est de rappeler qu’on ne doit jamais rester silencieux, quand se profilent des situations d’injustices, bien avant que ne soit commis l’irréparable. Actuellement la paix est revenue au Rwanda, mais dans certains des pays voisins la haine contre les Tutsis perdure, comme si les leçons de l’histoire n’avaient pas été retenues.
Ces évènements tragiques montrent combien les discours de haine incitent à la violence, sapent la tolérance et donc la cohésion sociale. La dimension génocidaire de la haine n’est malheureusement pas nouvelle, mais son ampleur et son impact se sont aujourd’hui amplifiés avec les nouvelles technologies de la communication, dont les médias sociaux et l’intelligence artificielle.
De tels crimes vont à l’encontre des valeurs les plus fondamentales portées par l’Humanité. Les auteurs de tels actes doivent en être prévenus, traduits devant les tribunaux et, le cas échéant, en être sanctionnés.
Prenant donc toute la mesure de ses responsabilités, à la faveur de cette 32ème commémoration, le Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG Asbl), tient à souligner l’importance des travaux de recherche sur les génocides et sur les crimes contre l’humanité, non seulement pour mieux en comprendre les mécanismes, mais aussi pour les prévenir.
RESIRG tient, par ailleurs, à la promotion des systèmes éducatifs, comme le prévoit l’UNESCO, cet organe des Nations Unies, dont l’acte constitutif nous rappelle : “Les guerres prenant naissance dans l’esprit des femmes et des hommes, c’est dans l’esprit des femmes et des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix”. L’éducation a un rôle essentiel à jouer pour renforcer la résilience face à la violence, et contribuer à une culture de paix fondée sur le respect mutuel et les droits humains.
Ce travail éducatif doit aussi prendre en compte le rôle de la transmission de la mémoire notamment pour les nouvelles générations qui n’ont pas vécu le génocide, mais qui restent néanmoins marquées par ces évènements. Il est primordial de bien analyser et de comprendre l’impact de la transmission épigénétique et intergénérationnelle de ces traumatismes sur la société.
RESIRG s’engage donc à poursuivre ce travail de vérité, d’éducation et de sensibilisation sur les diAérentes facettes des crimes de génocide.
N’oublions jamais ce million de femmes, d’hommes et d’enfants Tutsis, assassinés pendant ce génocide. Soyons vigilants et gardons en mémoire que ce génocide constitue un crime contre l’humanité qui doit interpeller toute l’Humanité.
Bruxelles le 07 avril 2026.
Pour le Réseau International Recherche & Génocide (RESIRG Asbl
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