{"id":1150,"date":"2025-03-04T06:12:59","date_gmt":"2025-03-04T06:12:59","guid":{"rendered":"https:\/\/resirg.org\/beta\/?p=1150"},"modified":"2025-03-04T06:12:59","modified_gmt":"2025-03-04T06:12:59","slug":"colloque-resirg-mot-dintroduction-et-de-contextualisation-du-colloque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/resirg.org\/beta\/colloque-resirg-mot-dintroduction-et-de-contextualisation-du-colloque\/","title":{"rendered":"Colloque RESIRG: Mot d&#8217;introduction et de contextualisation du colloque"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e9ogratias Mazina, Pr\u00e9sident du RESIRG<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Colloque RESIRG: <\/strong>Mot d&#8217;introduction et de contextualisation du colloque<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&#8220;<em>La justice et l&#8217;\u00e9criture de l&#8217;histoire, les le\u00e7ons du g\u00e9nocide perp\u00e9tr\u00e9 contre les Tutsis du Rwanda en 1994<\/em> &#8220;.<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Universit\u00e9 Libre de Bruxelles, le 22\/02\/2025<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ch\u00e8res participantes et chers participants bonjour et soyez les bienvenus dans ce colloque intitul\u00e9 : <strong>&#8220;La justice et l&#8217;\u00e9criture de l&#8217;histoire, les le\u00e7ons du g\u00e9nocide perp\u00e9tr\u00e9 contre les Tutsis du Rwanda en 1994 &#8220;.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Permettez-moi de commencer par vous remercier de comment vous vous \u00eates mobilis\u00e9s en masse pour y participer dans ce colloque.<\/p>\n\n\n\n<p>Je voudrais remercier l&#8217;Universit\u00e9 Libre de Bruxelles, qui a accept\u00e9 de nous accueillir aujourd&#8217;hui et de nous pr\u00eater cette sympathique salle. Que la Rectrice et son personnel en soit remerci\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Je voudrais enfin remercier les intervenants, qui ont accept\u00e9 de nous livrer leurs connaissances et leurs t\u00e9moignages sur un sujet aussi pertinent et toujours d&#8217;actualit\u00e9, <strong>&#8220;le g\u00e9nocide&#8221;<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le contexte du colloque, il y a maintenant plus de 30 ans, le&nbsp;Rwanda&nbsp;\u00e9tait un pays d\u00e9structur\u00e9 et d\u00e9vast\u00e9. Il y a plus de trente ans, le Rwanda, sombrait dans une folie g\u00e9nocidaire qui a conduit, en un temps-\u00e9clair de seulement cent jours, \u00e0 l&#8217;assassinat de plus d\u2019un million de personnes, dans des conditions atroces.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant ce&nbsp;g\u00e9nocide, plus d&#8217;un million d&#8217;individus ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s, hommes et femmes, dont des vieillards, des b\u00e9b\u00e9s, jusqu&#8217;aux f\u0153tus. Les femmes tutsies ont \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement et sauvagement viol\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela a \u00e9t\u00e9 l&#8217;aboutissement d\u2019un processus commenc\u00e9 en 1959, poursuivi pendant les ann\u00e9es qui ont suivies, jusqu&#8217;en 1994. Ce g\u00e9nocide a laiss\u00e9 la population du Rwanda traumatis\u00e9e et son infrastructure d\u00e9truite.<\/p>\n\n\n\n<p>Trente ann\u00e9es sont \u00e0 la fois un moment o\u00f9 le g\u00e9nocide s\u2019\u00e9loigne dans le temps et se rapproche dans la m\u00e9moire et dans son expression.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, aujourd&#8217;hui, plus de 70&nbsp;% des 13&nbsp;millions de Rwandais sont \u00e2g\u00e9s de 30&nbsp;ans ou moins. C\u2019est-\u00e0-dire qu&#8217;ils sont n\u00e9s apr\u00e8s le g\u00e9nocide. Trente ans est donc un \u00e2ge interm\u00e9diaire per\u00e7u diff\u00e9remment pour les uns et pour les autres, selon ce qu&#8217;on a v\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains ressentent et revivent les cauchemars comme si c&#8217;\u00e9tait hier, d&#8217;autres arrivent \u00e0 les dissimuler, d&#8217;autres encore pr\u00e9f\u00e8rent la fuite en avant pour ne pas y penser, au moment o\u00f9 d&#8217;autres, enfin, sont indiff\u00e9rents ou pr\u00e9f\u00e8rent m\u00eame le nier.<\/p>\n\n\n\n<p>Les rescap\u00e9s de ce g\u00e9nocide portent encore les stigmates de ce g\u00e9nocide, les souvenirs atroces de ces images sont ind\u00e9l\u00e9biles.<\/p>\n\n\n\n<p>Les comm\u00e9morations qui se d\u00e9roulent 30 ans plus tard, d\u00e9montrent que les m\u00e9moires sont toujours comme une braise ardente et les blessures, toujours \u00e0 vives.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, le g\u00e9nocide&nbsp;perp\u00e9tr\u00e9 contre les TUTSIS du Rwanda en 1994&nbsp;est un fait de notori\u00e9t\u00e9 publique qui n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne fait plus l\u2019objet d\u2019un d\u00e9bat d\u2019identification car, il a \u00e9t\u00e9 reconnu historiquement et juridiquement, notamment par le&nbsp;Tribunal P\u00e9nal International pour le Rwanda (TPIR)&nbsp;dans son&nbsp;<a><strong>Jugement du 16&nbsp;juin&nbsp;2006<\/strong><\/a><strong> <\/strong><a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Par le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 dans sa R\u00e9solution 935 du 1<sup>er<\/sup>&nbsp;juillet 1994<strong>&nbsp;(S\/RES\/935)<\/strong> <a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, ainsi que dans celle du 8&nbsp;novembre 1994<strong> (S\/RES\/955) <\/strong><a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies a adopt\u00e9 \u00e9galement la d\u00e9cision proclamant que la journ\u00e9e du 07 avril qui \u00e9tait auparavant d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab<strong> Journ\u00e9e internationale de r\u00e9flexion sur le g\u00e9nocide au Rwanda<\/strong> \u00bb <a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>;<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, et qui est devenue \u00ab <strong>Journ\u00e9e internationale de r\u00e9flexion sur le g\u00e9nocide des Tutsis au Rwanda en 1994<\/strong> \u00bb<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Et presque tous les historiens le reconnaissent comme tel. Ce n\u2019est donc plus \u201c<strong>le g\u00e9nocide Rwandais<\/strong>\u201c, mais belle et bien \u201c<strong>Le g\u00e9nocide perp\u00e9tr\u00e9 contre les Tutsis du Rwanda en 1994\u2033<\/strong>&nbsp;\u2013 n\u2019en d\u00e9plaise aux r\u00e9viseurs et aux n\u00e9gateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la justice, de nombreux g\u00e9nocidaires sont encore en fuite dans diff\u00e9rentes parties du monde, en Asie, en Am\u00e9rique, en Europe et dans diff\u00e9rentes parties d&#8217;Afrique, ils n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 traduits en justice.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que certains ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 jug\u00e9s par les tribunaux nationaux et communautaires au Rwanda (les Gacaca), ou par les tribunaux internationaux comme le Tribunal P\u00e9nal International pour le Rwanda (TPIR), ainsi que par certains tribunaux nationaux occidentaux, des milliers d&#8217;autres \u00e9chappent encore \u00e0 l&#8217;obligation de rendre des comptes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le crime de g\u00e9nocide ne vieillit certes jamais, mais les victimes et les autres t\u00e9moins ainsi les auteurs, quant \u00e0 eux, vieillissent. La mort, confirm\u00e9e, de plusieurs auteurs pr\u00e9sum\u00e9s parmi les plus recherch\u00e9s, avant qu\u2019ils n\u2019aient pu \u00eatre traduits en justice, et la suspension, pour une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e des proc\u00e8s de certains inculp\u00e9s, en raison d\u2019une maladie li\u00e9e \u00e0 leur \u00e2ge, d\u00e9montrent qu\u2019il est imp\u00e9ratif de maintenir cette dynamique.<\/p>\n\n\n\n<p>Il reste donc primordial et urgent de continuer \u00e0 juger les coupables de ce &#8221; <strong>crime des crimes<\/strong>&#8220;. Il faut travailler avec la communaut\u00e9 nationale et internationale pour qu&#8217;ils r\u00e9pondent de leurs actes, afin que la justice soit faite, autant pour les victimes que pour les survivants du g\u00e9nocide en cause. Car tout retard dans la justice est un d\u00e9ni de justice.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne l&#8217;\u00e9criture de l&#8217;histoire, en 30 ans, un nombre important de publications a \u00e9t\u00e9 produit, certaines allant dans le bon sens, celui qui informe le public de ce qui s\u2019est r\u00e9ellement pass\u00e9, d\u2019autres allant dans un sens qui fr\u00f4le le n\u00e9gationnisme ou la banalisation, mais d\u2019autres sont visiblement n\u00e9gationnistes. On remarque pourtant que ce g\u00e9nocide n\u2019a pas encore livr\u00e9 tous ses secrets.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut comprendre comment un g\u00e9nocide advient (et le g\u00e9nocide des Tutsis a livr\u00e9 des le\u00e7ons importantes), mais il est plus difficile de savoir pourquoi.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 des travaux purement universitaires, les travaux effectu\u00e9s sur ce g\u00e9nocide sont de plusieurs types, allant de t\u00e9moignages r\u00e9els des survivants \u00e0 des t\u00e9moignages-fictions ou \u00e0 des mises en forme litt\u00e9raires sur base de t\u00e9moignages : articles de journaux, romans, pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, bandes dessin\u00e9es, films documentaires, des th\u00e8ses de doctorat et de master, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Des questions fondamentales persistent tout de m\u00eame, notamment en termes de <strong>gen\u00e8se<\/strong> (comme l&#8217;id\u00e9ologie hamitique, la manipulation des identit\u00e9s hutue, tutsie et twa pendant la p\u00e9riode coloniale, etc.), ou en termes de <strong>pr\u00e9paration<\/strong>, de <strong>perp\u00e9tration<\/strong>, mais aussi en termes<strong> de gestion de ses cons\u00e9quences<\/strong>, alors que le temps passe, la question des <strong>meilleures m\u00e9thodes de pr\u00e9servation et de transmission de la m\u00e9moire des victimes <\/strong>et<strong> de lutte contre le n\u00e9gationnisme<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019ampleur encore mal connue de ses <strong>dimensions religieuse<\/strong>, <strong>sociale, politique<\/strong>, de la <strong>r\u00e9flexion sur l\u2019Etat et les organisations<\/strong>, les savoirs portant sur <strong>le traumatisme<\/strong>, la <strong>reconstruction et la r\u00e9silience<\/strong>, la <strong>connaissance du n\u00e9gationnisme<\/strong>, de <strong>l\u2019impunit\u00e9 et de la r\u00e9ponse p\u00e9nale.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Signalons aussi le lien \u00e9troit avec<strong> les savoirs de la recherche<\/strong>, leur <strong>pouvoir de v\u00e9rit\u00e9 et leur transmission dans le public<\/strong>, notamment par <strong>l\u2019enseignement<\/strong>, les <strong>formes et <\/strong>les<strong> modalit\u00e9s de pr\u00e9servation et d\u2019institutionnalisation de la m\u00e9moire<\/strong>, tout cela reste encore \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n\n\n\n<p>On remarque que beaucoup reste encore \u00e0 faire et on n\u2019est pas encore au bout des questionnements ou des surprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cela, il faut continuer les recherches et \u00e9largir les sur l&#8217;histoire de ce g\u00e9nocide. Certains historiens l&#8217;ont bien compris : &#8220;Face \u00e0 l\u2019obsession des clivages identitaires, il semble que la meilleure riposte serait de redonner de la vigueur \u00e0 l\u2019histoire sociale, culturelle et \u00e9conomique&#8221; <a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. &nbsp;Il est d\u00e9sormais important de &#8220;d\u00e9cloisonner l\u2019histoire du g\u00e9nocide des Tutsis et de la faire entrer dans l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale mondiale et internationale des g\u00e9nocides du XXe si\u00e8cle&#8221; <a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Par d\u00e9tour ce sera une occasion \u00e9galement de rendre hommage au Professeur \u00c9ric David, un grand juriste, qui nous a quitt\u00e9s l&#8217;ann\u00e9e pass\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure de proue de la loi de la comp\u00e9tence universelle en Belgique, le Professeur \u00c9ric David, \u00e9tait sp\u00e9cialiste du droit humanitaire et du droit p\u00e9nal international, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Libre de Bruxelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Il nous semblait appropri\u00e9 de lui rendre hommage, au sein de l\u2019ULB, lui qui \u00e9tait un fervent d\u00e9fenseur de la lutte contre \u201cles g\u00e9nocides\u201d, un fervent d\u00e9fenseur de la pr\u00e9servation de la m\u00e9moire et des m\u00e9moriaux des victimes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9ric David s\u2019\u00e9tait beaucoup investi dans la mise sur pied du Tribunal P\u00e9nal International pour le Rwanda (TPIR), il a toujours \u00e9t\u00e9 en faveur de la r\u00e9paration civile due par la communaut\u00e9 internationale aux victimes, parall\u00e8lement \u00e0 la r\u00e9paration p\u00e9nale sous forme de peines prononc\u00e9es par les instances judiciaires contre les personnes reconnues coupables de crimes du g\u00e9nocide concern\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce colloque reviendra donc sur les notions de justice en r\u00e9f\u00e9rence au g\u00e9nocide des Tutsis, telles qu&#8217;elles sont appliqu\u00e9es par les Etats et par les institutions nationales et internationales, pour analyser son avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a donc pour objectif de faire un retour sur les apports respectifs de la justice de ce g\u00e9nocide, et sur ceux de l\u2019histoire, en essayant de pointer les lacunes et les forces de ces approches, afin de d\u00e9finir des pistes de r\u00e9flexion pour l\u2019avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ce, je passe la parole \u00e0 Madame Marie Fierens qui remplace la Rectrice pour qu&#8217;elle proc\u00e8de \u00e0 l&#8217;ouverture de ce colloque.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vous remercie<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Jugement TPIR du 16&nbsp;juin&nbsp;2006: Le Procureur c. Edouard Karemera, Mathieu Ngirumpatse, Joseph Nzirorera. <a href=\"https:\/\/ucr.irmct.org\/LegalRef\/CMSDocStore\/Public\/English\/Decision\/NotIndexable\/ICTR-98-44\/MSC25161R0000552207.PDF\">https:\/\/ucr.irmct.org\/LegalRef\/CMSDocStore\/Public\/English\/Decision\/NotIndexable\/ICTR-98-44\/MSC25161R0000552207.PDF<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> <a>Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations Unies-R\u00e9solution<\/a> 935 du 1<sup>er<\/sup>&nbsp;juillet 1994. <a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/00104073\/Downloads\/S_RES_935(1994)-FR%20(2).pdf\">S_RES_935(1994) -FR (2).pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations Unies-R\u00e9solution 955 du 08 Novembre 1994. <a href=\"https:\/\/unictr.irmct.org\/sites\/unictr.org\/files\/legal-library\/941108_res955_fr.pdf\">https:\/\/unictr.irmct.org\/sites\/unictr.org\/files\/legal-library\/941108_res955_fr.pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> R\u00e9solution 58\/234 du 23 d\u00e9cembre 2003. <a href=\"https:\/\/docs.un.org\/fr\/A\/RES\/58\/234\">Document Viewer<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Conseil de s\u00e9curit\u00e9-Soixante-neuvi\u00e8me ann\u00e9e R\u00e9solution 7155<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> R\u00e9solution adopt\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale le 20 avril 2020 : <a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/00104073\/Downloads\/A_RES_74_273-FR%20(1).pdf\">A_RES_74_273-FR (1).pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> JP Jean-Pierre Chr\u00e9tien, H\u00e9l\u00e8ne Dumas. Un historien face au g\u00e9nocide des Tutsis. Entretien avec St\u00e9phane Audoin-Rouzeau et H\u00e9l\u00e8ne Dumas.&nbsp;<em>Vingti\u00e8me si\u00e8cle. Revue d&#8217;histoire<\/em>, 2014, Le g\u00e9nocide des Tutsis rwandais, vingt ans apr\u00e8s, 122, pp.23-35.&nbsp;<a href=\"https:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/ving.122.0023\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u27e810.3917\/ving.122.0023\u27e9<\/a>.&nbsp;<a href=\"https:\/\/shs.hal.science\/halshs-01102134\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u27e8halshs-01102134\u27e9<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> H\u00e9l\u00e8ne Dumas: Sans ciel ni terre &#8211; Paroles orphelines du g\u00e9nocide des Tutsis (1994-2006); Ed La d\u00e9couverte<\/p>\n\n\n\n<p>18-01-2024. Collection Poche. La D\u00e9couverte Poche \/ Sciences humaines et sociales<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>D\u00e9ogratias Mazina, Pr\u00e9sident du RESIRG Colloque RESIRG: Mot d&#8217;introduction et de contextualisation du colloque &#8220;La justice et l&#8217;\u00e9criture de l&#8217;histoire, les le\u00e7ons du g\u00e9nocide perp\u00e9tr\u00e9 <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/resirg.org\/beta\/colloque-resirg-mot-dintroduction-et-de-contextualisation-du-colloque\/\" title=\"Colloque RESIRG: Mot d&#8217;introduction et de contextualisation du colloque\">[&#8230;]<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":1151,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1150","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1150","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1150"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1150\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1152,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1150\/revisions\/1152"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1151"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1150"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1150"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/resirg.org\/beta\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1150"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}